38 soupirs et une forêt

La technique du souffle devient ici  geste pictural à part entière, les mains n’interviennent essentiellement que pour faire circuler les encres et les pigments .
Mon souffle les projette, le jeu aléatoire des bulles et de l’eau se déploient, soulignent les tensions du support.
Si respirer est l’évènement physiologique majeur de la naissance de l’homme comme de la naissance de l’art, il détermine aussi toute la vie de l’individu , de son premier à son dernier souffle .
Ce mécanisme fondamental qu’est la respiration, ce flux vital pratiqué en tant que vecteur créatif, vient  irriguer cette nouvelle série .
Elle s’articule autour de notre rapport au sauvage , à l’espace vierge, à la respiration du monde, menacé comme l’est le règne végétal …